Les chochottes en campagne

C’est dans un peu plus d’un mois. Le 9 octobre exactement. Le premier tour de la primaire « citoyenne » n’est pas si loin que ça. Et même si certains se sont déclarés il y a presque un an, la campagne commence effectivement ce week-end. Comme le dit Jean-Christophe Cambadélis, on l’espère plus par goût de l’allitération que sérieusement, « ne jouons pas les chochottes au premier chuchotement. »

Ils sont six candidats. Ils ont leurs différences. Au niveau du programme, Le Figaro les a réunis dans une boîte dynamique. Au niveau de leur parcours, Matière Primaire a recensé ceux-ci.

Petite revue des éléments intéressants.

  • Cumul des mandats : au programme de la Rénovation du Parti Socialiste, le cumul des mandats peine à s’imposer. Dans les textes, il est indiqué :

    L’interdiction du cumul d’un mandat de parlementaire et d’un exécutif local (Maire ou Maire-Adjoint, Président-e ou Vice-Président-e de Conseil Général ou de Conseil Régional, présidence ou vice-présidence d’un Etablissement Public de Coopération Intercommunale)

    Quatre candidats contreviennent à ces règles.Arnaud Montebourg, Secrétaire National à la Rénovation cumule son poste de Président de Conseil général avec son siège à l’Assemblée, mais il a annoncé qu’il ne se représenterait pas. Jean-Michel Baylet cumule lui son poste au Sénat et à la présidence du département de Tarn-et-Garonne. Manuel Valls est maire et également député et François Hollande, président du Conseil général de la Corrèze, est également à l’Assemblée.

  • Parachutage : passer d’une circonscription à une autre sans véritable accroche locale, c’est un pari à prendre pour parfois s’assurer un poste. C’est le cas ici de Ségolène Royal après avoir raté sa chance à Trouville à l’élection municipale, elle s’est rendu compte qu’elle ne s’y implanterai jamais. Elle a alors demandé à François Mitterrand de lui trouver un siège entre deux réunions à l’Élysée, et ce fut les Deux-Sèvres. D’autres seront parachutés sans que l’on ne le voit sur le graphique, notamment Martine Aubry, qui s’est attachée à posteriori au Nord.

D’autres choses intéressantes peuvent être notées. Seul François Hollande fut candidat à l’échelon européen, pour ne garder son siège que quelques jours. Trois autres candidats ont été ministres ou secrétaires d’état. Martine Aubry, Jean-Michel Baylet et Ségolène Royal.

Mais il y a sûrement d’autres choses à voir.

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