mardi, avril 01 2008

Un quart d'heure avec... Les Champs-Élysées

1 04 2008

MétroIl y aurait sur les Champs-Élysées tout ce que l'on veut. Mais pas seulement, il y a surtout ce que l'on ne veut pas. De la femme pleine d'argent qui te méprise parce que tu as l'indécence de ne pas porter des vêtements hors de prix à la racaille qui te méprise avec un regard plein de violence pour je ne sais toujours pas quelle raison. De la crotte de chien au sol à la vapeur des pots d'échappement, de la déferlante tendance à la beauferie totale.
La plus grande avenue du monde, comme on aime l'appeler, est une terre de contradictions. Comme tous les vendeurs du monde rêveraient d'avoir une succursale sur les Champs-Élysées, on croise tous les types de commerce. Un fast-food côtoie une parfumerie chic. Un cinéma spécialiste fraie avec une soirée de première d'un blockbuster aux scores prévus. Un soldat inconnu peut entendre les cris d'un groupe essayant de changer le monde. Un touriste ringard croise la dernière des stars à la mode. Alors que Paris se dévoile dans ses endroits les plus insolites, bucoliques et charmants loin de l'agitation élyséenne, les touristes prennent l'Espace Citroën en photo et trouvent que le plus "tendance" est de prendre une glace en boîte à l'abri de la tranquilité.
Parce que les Champs-Élysées sont toujours en mouvement, inondés par ces flux de voitures. Tout bouge et celui qui s'arrête est emporté par la foule qui descend, ou remonte les Champs-Élysées. Je ne sais pas exactement comment descendre les Champs-Élysées, si je dois aller de l'Étoile à la Concorde ou de la Concorde à l'Étoile. Pour moi, lorsque je quitte l'Arc de Triomphe et que je me laisse entraîner vers Paris, le Louvre, Notre-Dame, les Invalides, laissant derrière moi les grandes tours de la Défense, croisant Charles de Gaulle ou Clémenceau, j'ai l'impression de remonter dans le temps. Donc je considère que je remonte les Champs-Élysées en allant de l'Étoile à la Concorde.
Surtout que s'il est une chose qui manque entre l'Étoile et le Rond-Point des Champs-Élysées, c'est la nature. Les arbres sont cachés en hauteur, ou masqués par les illuminations. Et la nature ne reprend ses droits qu'artificiellement d'abord aux environs du Rond-Point, ou les plates-bandes cachent la rue, puis ensuite dans les jardins, pour étendre chez le Président l'atmosphère de ses jardins à sa fenêtre. Hélas, ce n'est que de courte durée car la place de la Concorde nous ramène à la ville. Entièrement conquise par la voiture et les cars de touristes, elle laisse peu de répit à la bicyclette ou le piéton.
C'est alors qu'au pied de l'obélisque, on se rend compte que tout y est vertical, à l'exception peut-être du Théâtre du Rond-Point. Le vertical nous envahit, nous poussant vers le ciel ou nous enfonçant au sol. Rien n'est prévu pour s'arrêter un instant. Tout vous pousse à voir ces tiges s'agrandir et rétrécir au gré de la perspective et des distances.
Alors, on n'a qu'une seule hâte, quitter les Champs-Élysées et se sentir original en appréciant leur tourner le dos pour entrer dans les Tuileries et se détendre au bord du plan d'eau.

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Un quart d'heure avec... Moi

1 04 2008

AutoportraitJe suis un étudiant pour le moment. De ceux qui ont suffisamment de temps pour ne pas faire que ça. Je vais au cinéma, je lis et je prends quelques photos (qui alimenteront cette place), je suis avec attention une petite centaine de fils RSS, bref, je m'occupe. J'ai ouvert dans ma vie pas moins de cinq ou six blogs qui sont tous fermés. J'espère que celui sur lequel vous pouvez lire ce petit billet restera ouvert un peu plus longtemps que les autres. Au niveau des mentions légales, parce que c'est obligatoire, je reste vaguement anonyme, mais vous pouvez connaître mon identité par le biais de mon hébergeur, Celeonet, lequel a toutes mes coordonnées. Tous les textes et photos sont ma propriété. Les citations sont autorisées si elle font un lien vers ce site. Les photos ne peuvent pas être reproduites ailleurs sans autorisations. Tout contrevenant sera puni dans la mesure du possible.