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Folklore

From URL to IRL et vice-versa – 2/3

Alors que dans la première partie nous avons vu comment Internet pouvait servir de caisse de résonance et transmettre un appel de Cupidon (ou presque), c’est plutôt le chemin inverse que nous allons explorer ici. Comment peut-on, grâce à Internet, rencontrer des gens. Mais surtout, quelles en sont les conséquences.

Keyboard meeting

Je ne parlerai guère de meetic, que je ne connais pas. Ni d’Adopte un Mec, que je ne connais pas mais qui me semble très consumériste d’aspect. Au niveau des réseaux sociaux, selon un expert des réseaux sociaux la situation peut se resumer par ce motto :

Facebook = EPIC WIN & twitter = EPIC FAIL

D’un point de vue strictement drague s’entend. Draguer sur Facebook, d’autres en ont déjà parlé ailleurs. Entre « il est mignon ton pote sur telle photo, tu me le présentes » ou « salut, on s’est vu en soirée, on n’a pas eu le temps de discuter« . Sur twitter, c’est encore pire. Les photos sont toutes petites, et quand celles-ci sont assez intéressantes, rien ne garantit que ce soit la bonne personne. Et gare au Myspace angle. Bon, la photo ne fait pas tout, c’est la beauté intérieure qui compte comme dirait n’importe quelle personne sortant avec quelqu’un de moche. L’intérieur, on peut plus ou moins en juger par le contenu des tweets émis, mais à moins de n’avoir aucune pudeur et de se lancer dans des méthodes de drague au vu et au su de tout le monde, il faut obligatoirement que la personne qui vous intéresse vous suive pour que vous puissiez échanger des messages directs discrets. Et que rapidement soient échangés des moyens de communiquer plus pratiques. Parce que discuter en 140 caractères, ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple. Mais, pécho sur twitter n’est pas le but premier d’utilisation de cet outil —j’attends néanmoins tout témoignage existant avec impatience, mes quelques investigations n’étant pas très fructueuses—.

Si j’utilise twitter aujourd’hui, c’est non seulement pour trouver quelque chose d’intéressant à lire, mais également pour rencontrer des gens intéressants. Ces gens, je les suis, et parfois ils me suivent. Grâce à twitter, j’ai rencontré plus de monde que jamais sur Internet. La première occasion a été pour « Le débat des forçats« . Lancé par @misspress, je lui ai dit que ça m’intéressait d’y participer malgré ma non-appartenance. Et ainsi fut fait.

C’est ce jour là que je me suis rendu compte que mettre des visages sur des pseudonymes changeait radicalement la façon dont on suivait twitter. On attache plus d’intérêt aux messages des gens que l’on connaît de vue. Un collègue me signalait récemment qu’il lisait avec plus d’attention des tweets postés par une personne située à côté de lui (en l’occurence moi). Le niveau d’intérêt faiblirait donc avec l’éloignement géographique ou personnel ? Et puis, connaître de vue la personne ou d’avoir échangé quelques mots avec lui donne tout de suite une autre dimension à ce qu’il écrit.

Cependant, ce billet ne fera absoluement pas l’apologie de soirée de rencontre de gens qui tweetent. Parce que rassembler des gens autour d’un moyen de communication, c’est aussi ridicule que de faire une soirée « Dunkerque faxe-t-il ? » où se réuniraient tous les dunkerquois qui utilisent leur poste de télévision en l’allumant. Réunir des gens qui partagent des idées en communs, c’est plus intelligent. Avec l’inconvénient parfois d’être fort déçu par les gens que l’on rencontre, ou de ne pas encore en avoir rencontré d’autres.

Voilà, cette deuxième partie est finie. On parlera d’autre chose encore dans la troisième partie. (photos by Somethingtosee)

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