Ma bite en Creative Commons

S’il est une raison encore plus estimable que la raison d’État, c’est la raison d’éducation. Donner de soi-même pour apprendre aux autres, c’est une des plus nobles cause qu’il soit. Et c’est en cela que les personnes contribuant au projet Wikipédia sont estimables. On peut ainsi parler de Polmars, le plus gros contributeur français ou encore de Benoît qui va documenter Versailles pour le bien de tous.

Comme ces gens ont déjà eu les honneurs de la presse, je vais m’intéresser à d’autres contributeurs. Ils ont une section qui leur est réservé dans le stock de photos libre de l’encyclopédie. Ce sont les gens qui acceptent d’offrir leur corps pour la science. On les remarque à l’indication « Self published » sous leurs images.

Parce que pour illustrer l’article Oeil, rien de tel qu’une photo d’oeil. Pour cette photo, c’est Laitr Keiows qui s’y est collé et qui propose un bel oeil bleu. Cependant, l’article Oeil n’est pas le plus compliqué à illustrer. Et tous les adolescents qui utilisent Wikipédia pour leur éducation sexuelle doivent le savoir.

Illustrer les articles Préservatif, Pénis, Circoncision ou encore Clitoris peut se faire à base de dessin, mais rien ne vaut les photos. Et c’est là que se rencontrent les intérêts des documentaristes passionnés avec ceux des exhibitionnistes avérés. On trouve tout ça dans Wikipédia. Et même en mouvement.

Au hasard, on peut signaler le petit gif de l’érection, les différentes positions du prépuce ou encore l’utilisation du préservatif. D’autres sont plus audacieuses. On apprécie beaucoup les techniques de masturbation exotiques en gif. La technique de l’allume-feu et la technique des cloches.

L’image est légèrement choquante pour un oeil non-averti. À ce titre, les images de Wikipédia sont soumise à des précautions d’emplois. Certaines images ne sont ainsi visibles que sur les articles autorisés par les administrateurs. Mais il faut remonter à une discussion de 2008 pour comprendre la position libéraliste en terme d’affichage de l’encyclopédie, au moins dans sa partie française. Marc Mongenet discute avec Olmec de la pertinence d’utiliser des caches sur les images ou des alertes « Sensible » sur les articles au contenu pouvant choquer.

Pourtant, il le rajoute dans la nuit du 8 janvier, sur Camp de concentration, Troisième Reich, Crucifixion, Passion du Christ, Bûcher, etc. quasiment au même instant que mes ajouts, sur Sodomie, Anus, Jouet sexuel, Fesse, Sperme, etc.

La position de l’encyclopédie libre est donc de dire que le contenu de celle-ci n’est pas pour les enfants. Libre aux parents, donc, de laisser traîner leur enfant sur le site. Et de découvrir des photos de pénis, de vulves, de piercings entre autres. D’autres photos au contenu dérangeant sont présentés, des images choquantes de crucifixion à celles pouvant provoquer l’épilepsie.

Certains images sont d’ailleurs plus facilement accessibles mais plus condamnables. Sous la catégories « Activités érotiques impliquant des enfants« , on peut retrouver des images correspondant au titre et sans avertissement.

L’avantage non négligeable de ces photos, c’est leur licence en Creative Commons. Alors rendons hommages aux documentalistes de l’intime. Et en espérant que ça réveille des vocations.

One thought on “Ma bite en Creative Commons

  1. À noter comme informations complémentaires : En 2010, le Board of Trustees (Conseil d’administration) de la Wikimedia Foundation, l’organisation à but non lucratif qui soutient Wikipedia, a commissionné une étude afin de proposer des recommandations sur le traitement (notamment visuel) de certains sujets « sensibles », tel que les images sexuelles ou les portraits de Mohammed.

    Les résultats de l’étude ont ensuite mené à un document détaillant leur possible implémentation. Il est donc possible que, dans un future pas trop lointain, les utilisateurs puissent cacher certains contenus selon des options personnelles.

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