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Aile gauche : Situation en Libye.

Le Président arrive dans la situation room, construite sous l’Élysée. Les attaques de Kadhafi sur les civils libyens ont redoublé. Nicolas demande à voir Juppé, pour le tester en direct depuis sa nomination. « Il est à Bruxelles, vous le savez bien ! » Jean-Daniel Levitte n’est pas loin en revanche.

« Bon, qu’est-ce qu’on fait pour la Libye ? Briefez-moi. » Nicolas est assis mais très stressé. Sa jambe tremble sans qu’il ne puisse l’arrêter. Sans même qu’il n’en soit conscient. Un diplomate lui décrit les événements. « On a vu qui ce matin ? Ils étaient de quel côté ? Ils avaient l’air assez convaincants« . « C’étaient les révolutionnaires libyens. »

Nicolas se lève. Il tourne en rond. « Je voulais pas ennuyer Alain, mais il faut faire vite, on ne peut pas laisser des civils mourir. Comment faire passer la pilule ? Ah oui, on va faire genre c’est pas mon idée. Je lui dirais que je n’ai pas le choix. Appelle-moi un dirigeant étranger. » Une assistante compose le premier numéro dans sa liste. Le cabinet de Cameron décroche. « Hi David, it’s Nicolas, I want to know if you want me to sign a thing say we bomb Libya ? » Imperturbable, Cameron répond « Yeah, of course« .

« Bon, balance-moi ça à l’AFP ! What’s next ? »

Il arrête de tourner en rond. « Ça ne suffit pas, il faut faire plus, on s’en fout de Juppé » Ses conseillers s’activent. « Qui a-t-on en Libye ? » hurle le Président. « L’ambassade est vidée depuis longtemps Monsieur le Président, mais il y avait bien quelqu’un là-bas« .

« APPELEZ-LE ! »

« Mais c’est BHL, monsieur le Président. » Nicolas se rassoie pour se concentrer sur l’ongle de son pouce. « J’avais bien Kouchner, je peux demander des conseils à BHL… Oh et puis non, je vais trouver tout seul ! » Il se lève. « On va reconnaître ces lybiens révolutionnaire, ça en jette. Peut-être qu’ils oublieront que j’ai reçu Kadhafi. »

Juppé est assez inquiet. Pas de nouvelles de Nicolas depuis trop longtemps. Il décroche son téléphone. « Nicolas, qu’est-ce qu’on fait alors ? »

« Une dépêche va partir, on bombarde. Et puis, je viens de reconnaître le CNT comme le seul gouvernement officiel libyen. J’ai pas attendu de nouvelles de l’OTAN. Cameron était d’accord, les autres traînent trop. BHL et Kouchner nous défendrons, au moins sur TF1. »

Juppé est blême. Il sait que tous les journalistes autour de lui viennent de lire la dépêche. Nicolas quant à lui explose de joie. À quelques jours du G20, reprendre en main la diplomatie mondiale était exactement ce qu’il devait faire.

« Trouvez-moi un ambassadeur pour la Libye. Et pas un playboy. » Un téléphone résonne dans la pièce. « Monsieur, Kadhafi menace de tout balancer ! » Un bout d’ongle saute sur le tapis. « Putain, il a pas fini de me faire chier… What’s next ?« 

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