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L’art en force au Grand Palais

Hier, alors que je faisais une visite à bas coût du Paris by Night en N01, j’ai été interpellé par un phare d’un nouveau type. Le haut de la verrière m’appelait par intermittence en s’éclairant de rouge. Cette lumière a eu sur moi l’effet d’un chant de sirène puisque cet après-midi, j’étais sous cette verrière. J’ai découvert que ce que je croyais un simple clignotement est en fait une longue histoire, racontée de manière binaire par Jean-Baptiste Ganne, El Ingenioso Hidalgo Don Quijote de la Mancha.

Cette oeuvre est hébergée avec d’autres dans ce qui s’appelle La Force de l’Art 02, triennale d’art contemporain voulue par Dominique de Villepin en son temps. Les oeuvres d’artistes contemporains français m’amènent à me questionner sur ce qu’est l’Art Contemporain. Je ne suis pas un amateur éclairé, je suis amateur, simplement. Les différentes oeuvres proposées, je les ai donc regardée en me disant Quoi ? puis Et alors ? Les oeuvres d’art on plus ou moins résisté à mon questionnement interne. Il y en a une qui est assez intéressante.

Un artiste chinois, Wang Du, a pris des photos de la Chine, pour montrer la diversité de la Chine. Ce shooting est d’ailleurs présenté dans une vidéo où chaque cliché est bruité par un bruit de mitrailleuse. Toutes ces photos sont ensuite reproduites sur le sol, et sur de grandes affiches. Ces affiches sont empilées les unes sur les autres et transpercées par une immense barre de fer qui tourne. Les visiteurs sont invités, tout autour de cette immense pile à trancher des petits bouts de papier. C’est un kebab, j’espère que vous l’aviez reconnu. Un International Kebab qui veut dire quoi ? Que la Chine est une pile de choses différentes qui s’effritent petit à petit ? Que la Chine n’est plus qu’un bout de graisse qui tourne jusque la fin de la nuit ?

Une autre présente des reproduction de treize photos assemblées dans une salle blanche de visages qui nous regardent et deviennent rapidement très oppressant.

Finalement, j’ai fait un tour et entre deux-trois oeuvres qui m’ont touchés ou ont provoqué un bouillonnement de cerveau, certaines qui m’ont laissé coi ou indifférent, et certaines autres qui ont le mérite de la créativité, j’ai apprécié l’état des lieux de l’art contemporain. Et si je retournais dans mon cours d’arts plastiques au lycée, où mon prof nous demandait en chaque début d’année, les noms d’artistes contemporains et vivants, j’aurais au moins quelques noms à donner.

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