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samedi 4 septembre 2010

Leçon des États-Unis à Nicolas Sarkozy

Grâce à mon voyage aux États-Unis, j'ai pu découvrir la faille du plan de Nicolas Sarkozy. Détester les rroms, c'est pas mal pour commencer, mais ça ne suffit pas. Ils ne sont que des petits voleurs de poule, pas très dangereux pour la sécurité nationale. Et puis, ils sont trop facilement reconnaissables puisqu'ils habitent ensemble dans des camps.

Aux États-Unis, ils font ça mieux. Toute la haine, ils la redirigent vers une religion. Comme ça, on ne peut pas vraiment identifier clairement qui est un ennemi à la nation et qui n'en est pas un. Les musulmans sont devenus tellement tabous que ça donne lieu à des conversations du genre "Il n'est pas musulman, il est du moyen-orient, c'est tout". La religion musulmane est devenue tellement taboue que Barack Obama s'arrange pour qu'on sache bien qu'il n'est pas musulman.

Parce que depuis le 11 septembre 2001, être musulman, c'est sûrement être terroriste. Ce sentiment est entretenu par la croyance tenace de quelques uns, toujours prêts à haïr l'autre et par l'émergence régulière d'attaques terroriste évitées ou de cellule secrète démantelée. Beaucoup d'américains sont persuadés de l'existence de cellules secrètes de terroristes musulmans se retrouvant en sous-sol des mosquées. Quelques autres m'ont affirmé l'existence de liens évidents entre Al-Qaeda et l'argent de la drogue dans les grandes villes. Tant et si bien que n'importe qui semblant venir des "nations de l'Islam" est aujourd'hui regardé avec un mauvais oeil, et dès qu'ils sont plus d'un, on les soupçonne de terrorisme.

Donc mon conseil à Nicolas Sarkozy est simple. Dans deux semaines, Michèle Alliot-Marie annonce qu'on vient de démanteler une cellule secrète de terroristes. L'UMP se rapproche de Philippe de Villiers pour avaliser son livre "Les Mosquées de Roissy". Dans deux mois, on empêche une attaque terroriste. Et les français seront, tel un seul homme, debout pour la défense de la nation, oubliant affaires et erreurs.

mercredi 1 septembre 2010

Rencontre avec danah boyd...

danah boyd travaille depuis maintenant un an et demi au Microsoft Research New England et s’est auparavant fait connaître grâce à ses études sur Friendster puis MySpace. Elle se spécialise sur la question des pratiques et usages des adolescents sur les réseaux sociaux et sur les questions liées à la confidentialité. Je suis allé la rencontrer à Boston.

Le bâtiment de Microsoft Research est posé juste à côté du MIT et propose une vue assez impressionnante sur les voiliers traversant la rivière Charles. Arrivé au douzième étage, je demande danah boyd. Un premier chercheur ne voit pas de qui je veux parler. Un second me dit que le nom lui dit bien quelque chose, mais qu’il ne peut pas m’en dire plus. Finalement, une autre personne m’amène jusqu’à une salle de réunion assez simple. Assise sur un canapé anis, une couverture verte sur les genoux, danah boyd me reçoit.

Lire l'intégralité de l'interview sur owni.

mercredi 27 janvier 2010

Mon lunch avec Méluche

Je ne sais pas exactement si Jean-Luc Mélenchon aime qu'on l'appelle Méluche. Je suis invité par Jacques Rosselin de Vendredi à le rencontrer ce midi, et c'est simplement pour le titre que je le nomme ainsi, sauf son respect.

Jean-Luc Mélenchon vient pour parler de tout, de son blog, d'Internet, de politique. Il commence par raconter un peu sa relation avec son blog, manière pour lui de fixer ses déplacements. De revenir sur sa semaine. Un billet qui marque un jalon. Il raconte ses débuts aux Dépêches du Jura, qui l'ont poussé à faire des photos différentes pour ne pas se répéter dans le titre, dans l'article et sur la photo. Une fois la petite histoire de la PQR passée, Jean-Luc Mélenchon raconte comment fonctionne son blog, mise en ligne des notes, archivage de ces fameuses photos.

Vogelsong lui pose des questions sur sa vision des médias, et notamment à propos des "journalistes consensuels". Le député européen appelle à un éclairage des citoyens, à un accès de tout le monde à l'information. Il revient sur la propension des journalistes à toujours vouloir décrypter ce qu'il se dit, à mettre en forme les idées pour qu'elles soient insérables dans le journal. "Il y a une suspicion sur le dit". Il est vexé que son travail, sa réflexion et ses idées doivent toujours être remises en cause autour de mèmes journalistiques. La proximité, l'absolue recherche de la vérité, l'intimité. L'exemple récent de Paroles de Français le prouve. L'émission hommage à Nicolas Sarkozy le fait beaucoup rire. Le ravi de la crèche qui anime la rencontre sans connaître grand chose, les participants qui sont caricaturés dès le début, "les vrais gens" qui ne peuvent pas contredire le Chef de l'État. Ensuite, Jean-Luc Mélenchon donne une petite leçon sur comment ne pas répondre à un journaliste.

On revient sur le lapin de Vincent Peillon. "Très effiace" selon lui. On n'a fait que de parler de lui ensuite, on a parlé du débat, on a oublié les autres participants. Arlette Chabot aurait aimé être la gentille organisatrice, que tout se passe comme elle l'avait prévu. Le bon coup de Vincent Peillon, c'est de ne pas faire comme d'habitude. Après, les conséquences sont plus graves pour le PS. Martine Aubry ne doit pas trop s'engager pour pouvoir être invitée à nouveau, les autres sont contres parce qu'ils doivent également y aller et parce qu'il ne faut pas rompre ce petit système. Les codes journalistiques sont beaucoup trop pris par la droite. On ne peut plus dire qu'on est contre le Traité Constitutionnel sans s'entendre dire qu'on est contre l'Europe, on n'a plus le droit d'être contre le marché. Le marché devient un mot vide de sens mais pour lequel tout le monde doit se mettre d'accord. Les mots qu'on utilise aujourd'hui sont les mots du Centre, et on ne peut pas ne pas être d'accord avec ceux-ci. Il revient sur les gens qui lui disaient "Vous êtes bien, mais...". Quelles solutions donc pour une meilleure information ? Une élection pour élire le directeur de France Télévisions.

Passons maintenant à des questions plus spécifiques à Internet. Après l'Hadopi les prochaines "affaires" sont la Loppsi et l'ACTA. Jean-Luc Mélenchon explique que tout d'abord, les lois sur la sécurité intérieure ne sont avant tout que des effets d'annonces. Jean-Luc Mélenchon avoue son manque d'information sur le sujet et va donc se renseigner, éclairé par les vaillants blogueurs. Il raconte comment au Sénat, ils se sont rendus compte trop tard des conséquences de la loi. Un manque d'information du groupe Socialiste au Sénat qui les fait voter pour, puis le fait que les internautes s'emparent du sujet et que le groupe Socialiste à l'Assemblée ne soit pas d'accord, les a alerté et ce fut l'occasion de découvrir à quel point les Sénateurs étaient largués sur le sujet.

Le Parti de Gauche et la polémique entre les différents partis de gauche favorisent-ils la division demande un blogueur. Jean-Luc Mélenchon répond qu'il ne s'inscrit pas dans la polémique simplement pour faire parler de lui. Les questions de la division à gauche et d'un parti majoritaire provoquent des réactions houleuses. Dédalus reproche à Mélenchon de ne pas aider la gauche en contredisant les socialistes, et de l'aider encore moins en quittant ce même parti pour en créer un. Jean-Luc Mélenchon répond par un exemple simple. Martine Aubry, et donc le Parti Socialiste sont pour des alliances avec le MoDem, lui, ça lui pose problème. Quelle solution adopter ? Ne rien dire pour sauver la gauche ? Ce n'est pas sa vision des choses.

Jean-Luc Mélenchon parle beaucoup de l'Amérique du Sud, je n'y connais rien, je ne comprends pas.

Suite à une question de Laure Leforestier, il parle de sa vision de la croissance et du productivisme, que les communistes ont encore. Il faudrait selon lui faire une révision générale de l'idée qu'on se fait. Il cite l'exemple d'un billet qu'il écrivait et où il a trouvé un nombre d'occurrence impressionnant du mot croissance. C'est donc l'ensemble des termes qu'il faut revoir. Il explique ensuite que ce qui l'empêche de discuter avec les Verts, c'est une simple question d'alliance. Le socialisme ne peut plus avoir comme projet d'étendre la richesse de quelques uns à tous le monde.

Jean-Luc Mélenchon explique alors comment étaient vues les choses lorsqu'il a adhéré au PS avant 1981. Doubles vitrages au fenêtres du local pour ne pas se laisser faire. Les gens de droite qui gueulent dans la rue "Allende, on t'a eu, Mitterrand, on t'aura !", les gens qui pensait qu'après l'élection de 1981 aurait lieu une insurrection populaire. Tout ça pour expliquer que la révolution était dans le coeur du PS à ce moment, et que le NPA ne l'effraie donc en rien aujourd'hui. Ils servent à réveiller, à pousser et à encourager les déçus.

Le travail m'appelle, je quitte les lieux.

samedi 17 octobre 2009

Donner le meilleur de soi-même

On m'a demandé un truc assez étrange. Participer à une chaîne. Raconter quels sont les meilleurs articles publiés sur son blog, je me contenterai de cinq. Mes articles n'ayant jamais trouvé leur public, ça sera une occasion pour vous de les voir.

  • Mon premier article est plutôt récent. Je l'ai envisagé comme un hommage à ma blogosphère, une petite histoire des blogs que je lisais. Je me suis hélas laissé emporter sur un aspect moins reluisant de celle-ci. Donc il faut surtout en retenir la première partie et l'associer avec un de mes premiers billets, datant de 2006 sur le même sujet.
  • Mon deuxième article est en fait un rassemblement de trois (1-2-3). Une suite d'article à comprimer sur le marronnier de la rencontre sur Internet. J'ai bien aimé l'écrire, chercher des témoignages. Au final, la conclusion, c'est "Internet ne crée pas des habitudes, il ne fait que de les faciliter." et c'est ce que j'ai dit dans un autre billet suite à ma rencontre avec Howard Dean.
  • Mon troisième article n'a pas été écrit complètement et n'est donc pas accessible. Il revenait sur l'histoire d'une vidéo que j'ai faite. Pour une fois que je buzze... Sur ses différentes apparitions, sur ma méthode de transmission de cette vidéo au monde, sur les histoires qui en ont découlé. Mais bon, un buzz n'est bon que sur l'instant. Revenir dessus n'est peut-être pas très intéressant, et c'est pourquoi je n'ai jamais terminé cet article.
  • Mon quatrième article est un live-blog des résultats de l'élection présidentielle. Le second tour. Dans un bar. Avec d'autres blogueurs. Une déception. Une énorme déception. Ma première apparition dans un autre site que le mien. Et un mauvais souvenir d'une soirée de déprime, d'un passage près de la Concorde où résonnaient des bruits sourds d'une fête que je ne souhaitais pas, d'un cocktail au Fouquet's et de trompettes annonçant hélas, un président dont je ne voulais pas.
  • Mon cinquième billet, le dernier, n'est pas spécialement bon, n'est pas spécialement intéressant, mais il reflète mon envie de raconter des instants, mon réveil. De les capturer. Pour en lisant, retrouver les odeurs, les effets sonores. C'est très égoïste. Mais c'est bon.

Alors voilà, le tour est terminé. Il m'a permis de relire mes billets, d'y voir des choses d'il y a quatre ans, autant dire beaucoup. C'est une chaîne, je crains qu'elle ne s'arrête là. Je ne connais pas de blogueurs à qui relayer cette chose.

dimanche 4 octobre 2009

Désaccord de l'UMP autour du droit à l'oubli numérique

L'histoire très étrange qui fait qu'au même moment Nathalie Kosciusko-Morizet ait comme cheval de bataille principal le droit à l'oubli sur Internet et que d'autres personnes de l'UMP se battent pour ficher les "délinquants sexuels" et diffuser leurs coordonnées.

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