Je sais que lors du journal télévisé, on est censé regarder les nouvelles, enfin, c'est comme cela que ma grand-mère le dit. Est-ce alors la raison pour laquelle le journaliste qui présente le journal, que ce soit sur une chaîne ou sur une autre, exprime le besoin de placer "nouvelle" maintes fois dans son journal ? Je me fais peut-être des idées, je suis peut-être le seul à avoir remarqué, mais ce qui est sûr, c'est que dès que j'essaie de regarder les actualités, le journaliste m'annonce une nouvelle attaque de chien, un nouvel accident meurtrier. Et si ce n'est pas le mot "nouveau" qui est prononcé, c'est "encore" qui prend le relais. Encore une altercation entre jeunes et policiers, Charles Pasqua est encore mis en examen. Rappeler de la sorte aux gens des nouvelles qu'ils n'ont pas retenu pour certaines raisons quelles qu'elles soient. On peut reprocher donc dans ces déclarations le manque criant d'objectivité. Pourquoi forcément rappeler aux gens certaines choses, surtout que s'il ne s'en souvienne pas, ça pourrait être parce qu'il n'y a rien auquel la mémoire puisse se raccrocher. Si lors d'un récent accrochage de train, on avait entendu partout "Nouvel accrochage", "Encore un accident de train" je pense que la SNCF aurait rapidement fait un démenti. Lorsque l'on prononce les mots magiques, les gens se disent qu'il y a forcément quelque chose qui est arrivé, car on fait plus confiance au tronc en face de soi qu'à soi-même. Je pense que rapidement, avec l'utilisation des mots "encore" et "nouveau", on imagine rapidement des choses. Et l'on voit des choses qui n'existent pas.
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mercredi 14 janvier 2009
Quel roman pour les années 80 ?
Par Alexandre le mercredi 14 janvier 2009, 01:27
On a beaucoup parlé à la rentrée littéraire de septembre 2008 d'un livre, de Tristan Garcia, "La meilleure part des hommes". Il se vantait dans chaque article d'avoir voulu faire un portrait d'une génération et des années 80-90, prétendant qu'elles étaient abandonnées par la littérature. Ce livre est loin d'être excellent. Se prétendant fiction dont les personnages, s'il ressemblent à des personnes vivantes, prouvent que la réalité n'est qu'une fiction ou une autre théorie fumeuse du genre n'est qu'un roman à clés sur les années SIDA en France. Un "petit pédé", comme celui chanté par Renaud, un militant engagé depuis longtemps dans la cause homosexuelle, un philosophe de gauche puis de droite racontés par une journaliste amante du dernier et amie des premiers. Le style se veut proche de l'oral et essaie de retranscrire des interviews au début puis dérive vers un style simple, mais plus agréable à lire. La faible part visible de fiction pousse le roman vers un pseudo-documentaire infiltré. Ce n'est sûrement pas le livre du siècle, ni le livre promis sur les années 80-90. Parce que, malheur pour Tristan Garcia, j'ai lu peu de temps après "Le Livre de Joe" de Jonathan Tropper. L'histoire d'un auteur, Joe, qui revient, des années après la parution d'un livre assez sévère sur les gens de son petit village, dans ce petit village suite à la mort de son père. Il retrouve difficilement les gens qu'il a quitté à la parution de son livre. Avec une série de flash-back et un lien concret avec la réalité, le livre raconte la difficulté d'écrire, le SIDA, l'homosexualité ou les problèmes de l'adolescence. Une histoire un peu compliquée, peut-être, mais qui nous tient. À choisir pour une description des années 80-90 plutôt que d'autres livres.
dimanche 7 décembre 2008
Téléthon
Par Alexandre le dimanche 7 décembre 2008, 01:06
Ensuite, je fais mes prédictions, sur la base de quelques expériences personnelles. Je pense que ceux qui donnent n'ont pas les moyens de donner. Qu'ils se privent un peu pour donner, peut-être par compassion, peut-être parce qu'ils se disent que leur enfant aura peut-être une maladie, car c'est le hasard de la génétique qui les provoque. Le Téléthon, ce n'est pas très à la mode chez les bobos, ça j'en suis sûr. Ça a une image de "Montrons des petits handicapés pour ramener des sous". Mon avis là-dessus, c'est que les handicapés, ils devraient être là plus souvent à la télévision et il les dérangeraient moins, ces chantres de l'égalité. Je pense que mon analyse est bien ténue et n'a pas trop d'arguments, seulement des impressions. Je vais essayer d'étoffer tout ça pour l'an prochain. À l'an prochain...
vendredi 28 novembre 2008
Voir la réalité en face
Par Alexandre le vendredi 28 novembre 2008, 23:41
Je ne sais pas exactement quand est-ce que ça a commencé à me toucher. Au début, Bombay et ses problèmes, ce n'était qu'un bruit dans mon réveil jeudi matin. Ce n'était qu'un massacre de plus comme on en entend tellement à la radio. Et puis, il y a quelques instants, peut-être parce que ça fait quand même deux jours que ça dure ou peut-être parce que dans ces morts on a prononcé un nom, on a identifié le massacre par cette femme, fondatrice de la marque Princesse Tam-Tam1. Sans manquer de respect à sa mémoire, cette femme, je m'en fous. Mais le fait de donner un nom au massacre, de l'incarner par celle-ci m'a permis de me rendre compte que des gens sont vraiment morts. Que des cons, parce que je ne vois pas d'autres mots, se laissent enfermer dans l'idée d'une religion intolérante qui nécessite de tuer2. Que moi, demain, je peux aussi mourir dans le métro parce que quelqu'un se fait exploser pour son Dieu. Qui connaît les desseins de Dieu ? C'est vraiment n'importe quoi. Ça m'attriste.
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ce n'est pas de la pub, c'est la construction du web sémantique. Naviguer d'un point à un autre en toute sérendipité. ↩
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alors que je suis certain que l'Islam saurait être autre chose ↩
jeudi 14 juin 2007
Quand les vélos font de la politique...
Par Alexandre le jeudi 14 juin 2007, 13:16
Même les vélos font de la politique. Ça commence à devenir dur... Moi, je prendrais le vélo orienté à gauche. Et je le ferais dès que possible. C'est formidable comme idée. En fait, on peut aller où on veut, on n'est pas obligé de faire attention à son vélo, et c'est presque gratuit.
Par exemple, ce qui m'embête, moi c'est que j'habite en haut d'une côte. Et il faut la remonter le soir quand je reviens chez moi. Alors qu'avec ce petit vélo, je descend le matin en vélo, et je remonte en métro, ou à pied.
Je soutiens absolument l'idée d'une autre circulation dans Paris, mais je demanderais au cyclistes de ne pas griller les feux rouges, parce qu'ils sont très peu bruyants et que la rencontre entre un cycliste et un piéton est possible. Bref, il faut rouler, mais selon les règles.
Vive la vélorution ! Cyclez-bien...
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